Media Contacts
L'HISTOIRE D'UNE DEMEURE, L'HISTOIRE DE FRANCE
Aristocratique
L’Hôtel de Crillon calque son histoire sur celle de la place de la Concorde dont elle est l’un des fleurons. C’est Louis XV qui, en 1755, demande à l’architecte Ange-Jacques Gabriel de dessiner pour y ériger sa statue équestre, la place Louis XV, devenue plus tard celle de la Concorde. Le souverain signe en même temps les actes autorisant la vente des terrains alentour.
Le Duc d’Aumont, Premier gentilhomme de la chambre du roi, achète une parcelle au 10 de la place. Il engage Louis François Trouard, architecte, et Pierre-Adrien Pâris, architecte, décorateur, peintre, collectionneur. Celui-ci décore la demeure dans un esprit très XVIIIe siècle, ornée de boiseries, de frises et de miroirs. Les plafonds des salons d’honneur, inscrits désormais à l’inventaire des Monuments Historiques, datent de cette époque.
En avril 1788, le Comte de Crillon devient propriétaire des lieux. Emprisonné puis libéré après la Révolution, Monsieur le Comte, par précaution, quitte Paris de 1802 à 1811. Comme un signe prémonitoire, pendant ces neuf années, sa demeure, sous le nom de Courlande, connaît un bref épisode hôtelier. Elevé au rang de Duc et de Pair de France, Crillon réintègre sa demeure. En 1895, la famille Polignac qui a hérité de l’Hôtel de Crillon, missionne Charles Lenormand, architecte, pour restaurer le grand salon, la salle à manger et la façade, classée en 1896.
Un nouveau destin
En 1904, la Société du Louvre achète aux héritiers de la duchesse de Polignac l’Hôtel de Crillon pour le métamorphoser en hôtel de prestige. Elle vend une grande partie du mobilier et des décors, dont le sublime boudoir de Pâris, désormais au Met de New York. Le 12 mars 1909, les premiers clients savourent à l’Hôtel de Crillon l’art de vivre à la française.
Après l’armistice de 1918, l’Hôtel de Crillon s’inscrit dans l’Histoire. Début 1919, les délégations étrangères y posent les bases de la SDN (Société des Nations). À la Seconde Guerre mondiale, l’Hôtel de Crillon, d’abord quartier général des forces alliées est réquisitionné par le commandement militaire allemand.
De rénovation en rénovation
En 1954, l’Hôtel de Crillon tombe dans l’escarcelle de la famille Taittinger, propriétaire de la célèbre Maison de champagne. Dans les salons de l’Hôtel de Crillon défilent les collections avant-gardistes de Pierre Cardin, de Mary Quant, créatrice britannique. Le lieu sert également de lieu de rencontre pour les artistes et personnalités de l’époque : Peggy Guggenheim, Leonard Bernstein, le sculpteur César, Sonia Rykiel ou encore Cocteau - pour en citer quelques-uns, étaient des habitués du Palace. En 1992, Andy Warhol, roi du pop art, hôte fidèle, honore de sa présence le Bal des Débutantes.
En 1982, Jean Taittinger, Président de la Société du Louvre, sollicite son amie la styliste Sonia Rykiel pour revoir la décoration. Elle appose sa patte en jaune et rouge, version Art Déco. César, le sculpteur, dessine un bar monumental incrusté de miroirs à facettes. Le style XVIIIe, hormis dans les parties classées, disparaît au gré de ces rénovations. Cinquante ans après son acquisition, la famille Taittinger vend ses parts de l’Hôtel de Crillon à Starwood Capital Group, qui cinq ans plus tard les cède à un membre de la famille royale d’Arabie saoudite.
Le champitre du XXIème siècle
Le 31 mars 2013, l’Hôtel de Crillon ferme ses portes pour la plus grande restauration de son histoire. Quatre ans de travaux.
LES ACTEURS DU RENOUVEAU
Richard Martinet: maître d'oeuvre
Créateur de l’agence d’architecture et de décoration Affine Design et spécialiste de la restauration d’édifices emblématiques à travers le monde, Richard Martinet a sublimé le bâtiment du XVIIIe siècle, dont les décors des somptueuses salles de réception patrimoniales du deuxième étage et ceux du bar, tous classés monuments historiques. Responsable de la restauration de la structure extérieure et intérieure, il a dressé avec son cabinet un inventaire précis de tous les éléments classés, de toutes les zones protégées, en relation étroite avec les architectes des Bâtiments de France et la Commission du Vieux Paris responsable de la politique patrimoniale et urbanistique de la ville. Maître d’œuvre du projet, il précise qu’il a « écrit une partie du scénario avant de laisser le soin aux autres de la mise en scène ».
Aline Asmar d'Amman: directrice artisique, créatrice d'intérieurs d'exception
Libanaise d’origine, Parisienne de cœur, l’architecte a assuré la direction artistique de la rénovation de l’Hôtel de Crillon et signé avec son agence « Culture in Architecture » l’architecture intérieure des suites Signature Marie-Antoinette, Duc de Crillon et Suite Jardin ainsi que la décoration des prestigieux Salons Historiques, en enfilade, donnant sur la place de la Concorde. Jetant des ponts entre le XVIIIe et le XXIe siècle avec audace et modernité tout en respectant l’héritage, Aline Asmar d’Amman a imaginé le fil conducteur décoratif du projet et s’est entourée des décorateurs Tristan Auer, Chahan Minassian et Cyril Vergniol, qui ont œuvré à ses côtés en cohérence et harmonie. Karl Lagerfeld, invité d’honneur avec qui Aline Asmar d’Amman a étroitement collaboré, a conçu les suites Signature appelées « Les Grands Appartements » en y insufflant son érudition et son amour du XVIIIe siècle.
Karl Lagerfeld: un rêve abouti
Le couturier Karl Lagerfeld rêvait de décorer un hôtel. Sollicité par Aline Asmar d’Amman, le créateur accepte de mettre en scène le Nobile 2, au 4e étage, enfilade de suites ouvrant sur la place de la Concorde. Il apporte son expertise de l’artisanat de luxe, sa vision personnelle et livre dans ses « Grands Appartements » un témoignage inédit de son amour du XVIIIe siècle et de sa maîtrise parfaite de l’art de vivre à la française. Et, parce que Karl Lagerfeld aime surprendre, jouxtant les Grands Appartements, se cache Choupette, ravissante chambre baptisée du nom de son chat.
Tristan Auer: éclectisme chic
« Rendre à cette demeure remarquable du XVIIIe siècle sa noblesse c’était vivre une histoire de sensualité, d’alchimie » confie, ému, Tristan Auer qui a apposé sa signature d’un esthétisme raffiné à la réception, conçue sans comptoir, à la Conciergerie, dans le lobby, Nonos et Comestibles par Paul Pairet, Butterfly Pâtisserie ainsi que dans le salon de coiffure à alcôves dont l’une est tapissée de plumes de paon et de plumes noires, très style Madame Pompadour. Tristan Auer a aussi déniché et repensé les véhicules de courtoisie de l’Hôtel de Crillon, dont une DS Pallas de 1973, mise à disposition des hôtes avec chauffeur pour des balades dans Paris.
Chahan Minassian: l'oeil d'un esthète
En charge de la rénovation de la plupart des espaces dédiés à la restauration (il a revu la décoration du Jardin d’Hiver, de L’Ecrin et du bar Les Ambassadeurs), Chahan Minassian a joué sur l’opposition des matières, les pierres semi-précieuses, les étoffes somptueuses, le mariage en finesse du design et du contemporain, notamment au bar Les Ambassadeurs, anciennement le restaurant gastronomique devenu lounge trendy chic. Chahan Interior Design, son studio, a aussi mis en scène La Cave de dégustation privatisable, et créé un Spa doté d’une piscine exceptionnelle. Il a réinterprété les Suites Signature Bernstein et Louis XV, puis créé, en lieu et place de bureaux, sous les toits, trois suites offrant un point de vue imprenable sur la ville qui, privatisées, forment un appartement parisien.
Cyril Vergniol: le détail en ligne de mire
À lui la rénovation de l’ensemble des chambres et suites, à l’exception des dix Suites Signature, que l’architecte-décorateur a pensé comme celles d’un amateur d’art, enrichies d’objets hétéroclites, de photos, de tableaux, « une espèce d’atelier au fouillis organisé et sympathique. » selon son expression.
Dans la tradition du mécénat
L’Hôtel de Crillon s’inscrit dans la démarche des aristocrates et des grands bourgeois qui ont toujours joué les mécènes. Quelque cinq cents objets conservés ont été intégrés dans le décor en l’état ou revisités. Puis, la curatrice Fru Tholstrup, un temps directrice de la galerie d’art londonienne Sotheby’s, S/2 et Jane Neal, son amie conservatrice, en étroite relation avec les architectes d’intérieur, ont enrichi la collection en œuvres contemporaines privilégiant les artistes émergents représentés par de grandes galeries. L’ensemble de plus de mille œuvres dessine, au gré des pièces comme dans une demeure particulière, un cheminement artistique naturel en osmose parfaite avec l’architecture et la décoration.
Louis Benech: rêve de jardin...
Paysagiste star et discret, Louis Benech relève le défi de planter en cette demeure particulière qui ne possède aucun jardin mais des cours. Les caisses à orangers plantées de Camellia sont plus qu’admises… les murs aussi : ils seront habillés de jasmin étoilé, grimpante persistante aux fleurs parfumées. La Cour Gabriel, plus parisienne, autour du puits de lumière et de jets d’eau comme ceux d’un bassin éclaire la piscine. Il est complété librement par une végétation exubérante, fraîche et généreuse, quasi tropicale faisant presque faire croire que l’œil s’y égare…
Hugo Matha: à bas l'uniforme et l'uniformité
Sollicité pour composer la garde-robe du personnel, le jeune styliste Hugo Matha définit son fil rouge chic décontracté : pas de cravate mais des foulards en soie dont la couleur signe la fonction. Un véritable vestiaire fashion tout en veillant à sa fonction première : la praticité. Sa démarche couture propulse l’Hôtel de Crillon au rang d’ambassadeur de la mode française.
Djorde Varda : des fleurs comme des oeuvres d'art
Cet artiste, doué et sensible, vivant une grande partie de l’année à Saint-Barthélemy, fleurit avec ses équipes le Palace. « Mettre en avant l’art floral à la française, créer un lien avec les cours que Louis Benech a paysagées, plaisir sans cesse renouvelé. J’ai développé une collection de vases et une rose unique baptisée l’Hôtel de Crillon. Je me suis attaché l’exclusivité d’orchidées rares, de certaines couleurs pour définir un univers propre aux cinq étoiles. »
HÔTEL DE CRILLON, A ROSEWOOD HOTEL
Un management dans l'air du temps
Rosewood a été choisi par les propriétaires de l’Hôtel de Crillon comme opérateur du Palace. Sonia Cheng, P.D.G du Groupe, résume avec passion et humilité sa philosophie : « Pour moi, l’Hôtel de Crillon, c’est Paris. Une vitrine, un témoignage vivant de son architecture, de son savoir-faire. C’est le meilleur de son artisanat, de son art de vivre, de sa gastronomie, de son terroir. C’est le résumé de son histoire depuis le XVIIIe siècle. Propriété de familles aristocratiques pendant plusieurs générations, le Palace reflète notre philosophie. Lorsqu’on pénètre à l’Hôtel de Crillon, on entre de plain-pied dans son histoire et dans celle de la France. Rosewood, à travers sa collection et ses équipes, dispose de tous les éléments pour satisfaire ce que j’appelle les explorateurs influents, les dénicheurs de tendances. Nous devons connaître leurs goûts, leurs préférences qui évoluent en permanence pour rester en phase avec cette communauté, lui offrir une palette de lieux correspondant à ses envies. » Aujourd’hui, Rosewood se développe beaucoup en Europe, est pionnier dans cette approche et choisit ses projets, ses destinations, pour renforcer ce positionnement. Il est apprécié pour son luxe non ostentatoire, la qualité de son service, l’ancrage de chacun de ses hôtels dans son environnement comme l’Hôtel de Crillon ».
Des chambres et suites personnalisées
Trois décorateurs, aux styles bien tranchés, Aline Asmar d’Amman, Chahan Minassian, Cyril Vergniol et le grand couturier Karl Lagerfeld, ont totalement revisité l’espace hébergement le démarquant par son originalité, sa diversité, la qualité du mobilier et des textiles.
Afin de mieux répondre à la demande des hôtes, le nombre de clés a été réduit pour créer davantage de suites. L’hôtel de Crillon décline désormais 78 chambres, 46 suites dont 10 suites signature. Les plus prestigieuses : les deux suites formant Les Grands Appartements décorés par Karl Lagerfeld, au quatrième étage, avec vue sur la place de la Concorde, mobilier dessiné sur mesure, salle de bain en marbre – la plus élégante et spectaculaire de Paris – et l’amusante chambre Choupette au sol comme griffé par le sacré de Birmanie auquel le styliste vouait un amour passionnel.
Dans un style tout autre mais aussi remarquable les trois suites mansardées dites Ateliers d’Artistes, L’Ecrivain, Le Poète et Le Peintre, imaginées par Chahan Minassian, transportent dans le Paris intellectuel et bohème.
Qu’elles ouvrent sur la place de la Concorde ou sur les cours intérieures, toutes les suites et chambres jouissent des services d’un majordome.
Des Salons classés pour des événements uniques
Cette enfilade de pièces, Salon Marie-Antoinette, Salon des Batailles, Salon des Aigles, ouvrant sur la place de La Concorde, inscrits au patrimoine des monuments historiques, conservent leur caractère d’origine. Aline Asmar d’Amman les a revisités avec respect : ces trois salons de réception offrent un des plus beaux espaces de réception de Paris. Modulables, communicants, ils se prêtent tout autant à un dîner intime, qu’à des événements privés ou professionnels grandioses.
Palace épicuruen, hédoniste et... décalé
Loin des Cinq étoiles figés dans leur gloire passée, l’Hôtel de Crillon correspond parfaitement à la philosophie de Rosewood : « A Sense of Place », « l’âme du lieu », ancré dans sa ville, Paris, ancré dans son époque, le XXIe siècle.
Le Bar Les Ambassadeurs : nom classé et peintures zénithales classées au patrimoine historique mais ambiance trendy, décalée, musicale, avec certains soirs, musique live, carte de cocktails originale mettant en scène l’inventivité des barmen.
Le Jardin d’Hiver, véritable axe de communication ouvert sur tous les espaces publics et la Cour d’Honneur. Velours tendres, lumières douces, intimiste, il s’anime du petit-déjeuner au dîner, du goûter à l’apéritif, avec une carte salée, sucrée, pour combler toutes les envies, changeant de ton selon les heures et les hôtes.
S’ajoute La Cave, la salle à manger privée de l’hôtel, pour une expérience culinaire intimiste et sur-mesure.
C’est en 2023 que naît l'envie de renouer avec l’énergie d'un genre dont les palaces firent la superbe, Nonos réinvente le grill à la française. Imaginé par Paul Pairet, le restaurant offre une cuisine intemporelle avec une large sélection de recettes généreuses et gourmandes. Pensé comme le petit-frère de Nonos, Comestibles par Paul Pairet est à la fois son garde-manger, sa cantine complice et son comptoir-épicerie. Du côté de celui-ci, on découvrira l’audace d’un chic deli avec une sélection de fruits de mer, charcuteries, poissons fumés et fromages.
Un espace gourmand, Butterfly Pâtisserie s’est ajouté aux offres de l’hôtel. Pensée comme un écrin précieux, la pâtisserie propose une large palette de créations contemporaines, desserts de saison, entremets et chocolats signés par Matthieu Carlin, le Chef Pâtissier de l’hôtel.
Sense, A Rosewood Spa
Marbre en dégradé nude, plâtres vénitiens, stucs incrustés de pierres, céramiques, Sense, A Rosewood Spa décline dans ce décor des mille et une nuits, créé par Chahan Minassian, un menu de soins et de mise en beauté alliant le savoir-faire des thérapeutes à l’expertise de prestigieuses Maisons françaises telles que Maison Caulières et EviDenS de Beauté. Le sur-mesure est le maître mot de Sense Spa. Il associe recettes ancestrales et techniques de pointe actuelles pour offrir le meilleur. Au cœur de cet espace bien-être doté d’un hammam, d’un sauna et d’un mur de sel revitalisant et détoxifiant, la longue piscine boudoir, éclairée par une verrière linéaire, et dont les murs sont ornés d’une fresque de Peter Lane. Depuis 2024, une nouvelle cabine de soins EvidenS de Beauté a été lancée, proposant des rituels uniques alliant excellence technique et plaisir des sens.
Dans le studio fitness, aux pilastres de daim surpiqué où ses miroirs multiplient l’espace, équipé du meilleur matériel, les coachs bâtissent des programmes sur-mesure pour les sportifs débutants ou affirmés.
The fitness studio, with overstitched suede pillars and mirrors opening out the space, holds the best equipment, and personal trainers build tailor-made programmes for both beginners and those more experienced in sports.
Signé David Lucas, le salon de coiffure
Dans l’enceinte du Spa, en un salon au calme, dessiné par Tristan Auer, David Lucas, coiffeur de renom adulé par ses clientes et clients, manie avec la plus grande dextérité ses ciseaux pour des coupes personnalisées et ses « pinceaux » pour des couleurs et des balayages minutieux au fini ultra-naturel. Avec son équipe, formée dans la même exigence, la qualité de l’accueil et le sens de l’écoute font partie de l’ADN de la Maison, tout comme les maîtres mots : savoir-faire et élégance… Ils assurent ainsi, avec le même professionnalisme, rasage, barbe et coupes au masculin.
Souvenir, souvenir
Parce que l’Hôtel de Crillon marque les mémoires, parce que l’Hôtel de Crillon aime gâter grands et petits, La Boutique du Palace, donnant sur la rue Boissy d’Anglas longeant l’ambassade des Etats-Unis, référence de très belles Maisons françaises, mode, design, montres, joaillerie et cadeaux pour les plus petits.
Media Contacts
FRANCE
Roula Noujeim
Directrice Communication
Hôtel de Crillon
E: Roula.noujeim@rosewoodhotels.com
T: +33 1 44 71 1500
FRANCE
Senda Baccar
Responsable Relations Presse & Relations Publiques
Hôtel de Crillon
E: senda.baccar@rosewoodhotels.com
T: +33 1 44 71 1500